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Le chômage (au sens de cet article) est une période d'absence de travail débutant soit lors de l'entrée dans le monde du travail, soit suite à une rupture du précédent contrat de travail.
Sommaire |
L'ouverture des droits aux indemnités chômage est soumis à conditions (122 jours ou 610 heures de travail). A partir du 1er septembre (ou octobre selon la publication du décret) 2017, ce critère sera ramené à 88 jours.
Voir à ce propos Pôle Emploi [1].
Une démission d'un CDI pour un CDD ou sans poste, ne permet pas en général, de toucher le chômage.
Un salarié qui a acquis le droit au chômage, et qui démissionne de son CDI peut toutefois avoir doit à l'allocation chômage (Allocation de Retour à l'Emploi - ARE) si la démission est légitime. Attention, ce terme n'est pas à confondre avec le sens commun qui indique "avoir une bonne raison". Il s'agit là d'un terme légal définissant une liste précise de type de démission[2].
Typiquement, un salarié qui a démissionné d'un CDI pour un autre CDI, et qui voit sa période d'essai rompue par l'employeur a le droit au chômage dès le premier jour s'il a cotisé suffisamment longtemps (3 ans)[3][4].
Par contre, rompre un CDI pour un CDD ou sans contrat ne donnera pas droit au chômage. Le chômeur pourra faire une demande pour réétudier son dossier après un délai de carence de 121 jours [5]
Un délai carence est une période entre la fin du contrat de travail et le début de perception des indemnités chômage.
Le délai de carence commence au début de la date de fin du contrat de travail.
La durée du délai de carence est calculé comme la somme des durées suivantes[6] :
Le délai de carence de base, donc minimum, est de 7 jours.
Ce délai s'applique en cas d’admission et de réadmission, sauf en cas de reprise ou de réadmission intervenant dans les 12 mois suivant l’admission précédente.
L’indemnité de jours de congés payés apparaissant dans le solde de tout compte, reporte d'autant la date de début des indemnités chômage.
Le délai n'est pas égal au nombre de congés payés, car les congés sont calculés en jours ouvrés, alors que Pôle Emploi calcule le délai en jours calendaires.
Le nombre de jours de congés payé est calculé à partir de l’indemnité de congés payés et du salaire journalier par la formule[7] : delai_cp = indemnite_cp / salaire_journalier
La formule de calcul du salaire journalier est explicitée plus loin dans cet article.
Ainsi si 10 jours de congés payés restaient à prendre, ceux-ci sont à prendre en compte dans la formule de calcul du délai de carence.
Il n'y a pas de limitation à ce délai.
Selon la société, plusieurs mode d'alimentation du CET peuvent être prévus :
La part relative aux congés stockés sur le Compte Épargne Temps intervient dans le calcul du délai de carence, et est donc comptée comme des congés standard (cf. chapitre relatif au délai dû aux congés).
La part relative aux achats de jours (primes, etc.), et de RTT ne devrait pas augmenter le délai de carence[8]. Toutefois l'expérience montre qu'il faut souvent batailler fermement avec l'administration pour que le délai de carence ne soit pas rallongé.
Il n'y a pas de limitation à ce délai.
Selon le mode de rupture du contrat de travail, des indemnités peuvent être allouées.
Ces indemnités retardent l'indemnisation par le chômage.
Le délai d'indemnité est calculé à partir de l’indemnité départ (licenciement, rupture conventionnelle...) par la formule : delai_indemnite = (indemnite_depart - indemnite_legale) / 90
Ce délai est limité au maximum à :
Ainsi si 12.000 euros d'indemnité ont été payées avec une indemnité légale de licenciement de 3.000 euros, pour un licenciement sans motif économique, (12.000 - 3.000) / 90 = 100 jours de délai d'indemnité sont à prendre en compte.
Attention : le 5 octobre 2015, le conseil d'état considère que le principe du différé d'indemnisation est inégal pour les salariés de moins de 2 ans d'ancienneté en regard des indemnités conventionnelles par rapport aux salariés ayant plus d'ancienneté. Cette inégalité rend ce principe illégal [10]. Toutefois, ce principe restera applicable jusqu'au 1er mars 2016 [11].
Le salaire journalier est calculé à partir du salaire mensuel divisé par 30 : salaire_journalier = salaire_mensuel / 30
Le salaire mensuel est indiqué sur la fiche de paye.
La durée du chômage, lorsque les droits sont acquis, est au minimum de 4 mois, avec un maximum de 28 mois.
Pour les seniors, avant le 1er octobre 2017 :
Pour les seniors [12], à partir du 1er octobre 2017, la durée maximum est [13] :
Le ratio est d'un jour de couverture par le chômage pour un jour de cotisation.
Le retard dans la prise en charge du chômage par Pôle Emploi décale d'autant la date de fin des droits.
Le montant net touché au chômage correspond est compris entre 57% et 75% du salaire net mensuel. Vous trouverez ici la méthode de calcul pour votre cas[14] ou une version didactique ici[15].
Une estimation rapide peut être faite par la formule : salaire_brut_mensuel * 12 / 365 * 57%.
Pour un calcul plus précis du montant et du délai de carence, vous pouvez utiliser le simulateur de Pôle Emploi[16]
A partir du 1er octobre 2014, un mécanisme permet le rechargement de ses droits au chômage.
Supposons que vous travaillez durant une période P1, ce qui vous ouvre des droits D1 au chômage. Si durant cette première période de chômage, vous travaillez plus de 150 heures (continues ou non), et perdez de nouveau votre emploi de façon involontaire, vous accumulez des droits D2.
Sauf en cas d'usage du droit d'option (cf. chapitre concerné), le retour au chômage se fera aux conditions D1 jusqu'à épuisement des droits. Puis la période suivante sera calculée avec les droits D2. Cette période peut avoir un montant différent puisque le salaire de cette reprise d'emploi peut être différent.
Pour la seconde période, les 28 derniers mois sont pris en compte (les 36 derniers mois pour les personnes de 50 ans et plus).
Voir sur le site de Pôle Emploi pour plus de précisons[17].
Comme nous l'avons vu dans le chapitre sur les droits rechargeables, en mode normal, les droits D1 acquis en premier sont consommés avant les droits D2 acquis ultérieurement.
Parfois, les droits D2 peuvent être plus intéressants que les droits D1, par exemple lorsque l'emploi n°2 a perduré et était mieux payé.
Il est alors possible de renoncer aux droits D1 et de bénéficier directement des droits D2[18] si:
Ce choix est fait par le chômeur. Ce choix est définitif et s'il est fait, les droits D1 sont perdus.
Pour plus d'information, consulter Pôle Emploi.
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