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Le code du travail indique : Le temps de trajet pour se rendre sur le lieu de travail ne constitue pas du temps de travail. S'il dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, il fait l'objet d'une contrepartie soit financière, soit sous forme de repos[1].
Dans le cas d'une SSII, la définition du "lieu habituel de travail" est délicate entre la vision fixe de l'agence qui est le lieu de rattachement et du client, mais par nature changeante. Nous vous laissons consulter notre article détaillé sur le lieu habituel de travail pour connaître notre vision basée sur les cas de jurisprudence.
Il est important de considérer l'écart de temps de trajet entre le lieu effectif de travail et le lieu habituel de travail.
Le temps excédentaire pourrait être considéré comme le temps de trajet réel par rapport à la moyenne régionale pour les salariés. Outre que cette comparaison avec un temps moyen régional ne correspond pas à la définition légale, ces temps peuvent être considérés par la justice comme habituels même s'ils font plus de 2 heures pour un aller simple[2].
Si le temps de trajet "Domicile -> Client" est supérieur au temps "Domicile -> Agence", vous avez donc le droit à du repos complémentaire ou une contrepartie financière. Toutefois, ce temps de trajet supplémentaire n'est pas du temps de travail et donc n'est pas valorisé au titre des heures supplémentaires ni au même taux horaire[3] . Rien ne précise à quel taux cela est valorisé.
En résumé, si votre agence est à 1 heure de votre domicile, et votre client a 1 h 30 (allez / retour par jour). Vous avez donc 30 minutes de temps de trajet supplémentaire.
La contrepartie au temps excédentaire est déterminée par convention ou accord collectif de travail ou, à défaut, par décision unilatérale de l'employeur[4].